Sophie Adenot intègre l’Agence spatiale européenne et devient la première astronaute française depuis Claudie Haigneré

Sophie Adenot est pilote d'hélicoptère de l'Armée de l'Air et de l'Espace.

La France n’a plus eu de femme astronaute depuis Claudie Haigneré, qui vivait sur la station Mir en 1996. Mercredi 23 novembre, l’Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé que la Française Sophie Adenot, 40 ans, était retenue dans la nouvelle promotion européenne. astronautes, dont deux femmes et trois hommes.

Sophie Adenot, pilote d’hélicoptère de l’Air et de l’Espace, « créer un exemple pour l’avenir des femmes dans les milieux scientifiques et techniques, où elles sont encore sous-représentées [moins d’un astronaute sur dix est une femme] », a déclaré dans un communiqué conjoint avec le ministère de l’Economie et de l’Enseignement supérieur. Un autre Français, Arnaud Prost, a été retenu dans le corps de réserve pour la promotion 2022.

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Diplômée de l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace, l’ingénieur Sophie Adenot, lieutenant-colonel de l’armée de l’air, est la première femme pilote d’essai d’hélicoptère, avec 3 000 heures de vol à son compteur. Une autre femme, la Britannique Rosemary Coogan, est également nominée, ainsi que trois hommes : le Suisse Marco Sieber, l’Espagnol Pablo Alvarez Fernandez et le Belge Raphaël Liégeois.

Cette promotion, choisie parmi environ 23 000 candidats, a connu un succès en 2009 qui, avec Thomas Pesquet, a éveillé chez la jeunesse européenne un véritable engouement pour les voyages spatiaux. La formation des Chosen Five débutera au printemps, mais la première mission orbitale de l’un d’entre eux n’est pas prévue avant 2026.

Lors de la présentation de cette nouvelle génération, Thomas Pesquet leur a conseillé de “bonne tenue”. Et “En attendant, nous continuons notre travail, personne ne prend sa retraite aujourd’hui. Pour la mission Artemis vers la Lune, nous enverrons (…) par contre des gens de ma génération, d’ici 2030, pendant que cette nouvelle promotion apprend le métier, fabrique ses armes et ses missions sur l’ISS”Station spatiale internationale, dit-il.

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Budget 17 milliards d’euros

Lorsque l’ASE lance sa campagne de recrutement, en février 2021, Claudie Haigneré met également en garde contre la constitution“équipage monoculturel et monolithique”. “Nous avons la responsabilité sociale de représenter le monde tel que nous le voulons demain”il a dit.

Par ailleurs, l’Agence spatiale européenne a annoncé plus tôt un budget d’environ 17 milliards d’euros pour les trois prochaines années, une augmentation significative mais inférieure aux 18,5 milliards demandés par son directeur général. Après de difficiles négociations, vingt-deux États membres, réunis pendant deux jours à Paris, ont décidé d’une enveloppe de 16,9 milliards d’euros, soit une augmentation de 17 % par rapport aux trois dernières années.

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Il est “grand succès”a salué le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire, à l’avancement du budget “imprévu”. Paris a versé jusqu’à 3,25 milliards d’euros, la contribution des autres pays n’était pas connue dans l’immédiat.

“Compte tenu du niveau d’inflation, je suis très impressionné par cette décision”pour sa part insiste le patron de l’ASE, Josef Aschbacher, évalue que le budget voté est “pas besoin de rater le train” face à la concurrence féroce de l’Amérique et de la Chine en particulier.

Cette contribution vise à financer le programme d’exploration spatiale (2,7 milliards d’euros), l’observation de la Terre notamment pour mesurer et surveiller le changement climatique (2,7 milliards) ou encore les lanceurs spatiaux, comme la modernisation des fusées Ariane-6 et Vega-C (2,8 milliards) . euros).

Le monde avec l’AFP

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