“Je suis ruiné mais heureux !”

“On m’appelle Oriental parce que je suis sentimental”, chante Enrico Macias en 1964. L’année suivante sort le titre Enfants de tout pays qui le lance, lui, instituteur de Constantine en Algérie dont la famille s’est installée à Argenteuil. Grâce à ces deux tubes inoubliables, le “mendiant d’amour” fait une entrée fracassante dans le monde de la chanson française, imposant un accent pied-noir et un style plein d’humanisme. Pour fêter ses 60 ans de carrière, l’artiste de 84 ans a entamé avec le même enthousiasme une nouvelle tournée intitulée Encore un tour le 21 janvier. Pourtant, les épreuves de la vie ne lui ont guère échappé.

Le revers de la fortune

Sur les ondes de RTL le 16 janvier, l’Oriental sentimental a parlé du fond du cœur. S’il est toujours debout, c’est avant tout grâce à ses fans “de toutes les générations” pour qui il reste un symbole, celui des déracinés. “Félicitations à mon pays est devenu l’hymne national de tous ceux qui quittent leur pays”, avoue humblement Enrico. Mais sa grande popularité ne le protège pas des coups durs. En 1965, il perd malheureusement son frère Jean-Claude dans un accident de voiture. Et, il y a quinze ans, c’est Suzy, la femme de sa vie, qui a rendu son dernier souffle, laissant l’artiste inconsolable. Mais malgré la grande tristesse, il a réussi à garder la tête haute. “La vie m’a fait beaucoup souffrir mais tout va bien. Depuis que Suzy est morte dans mes bras, je n’ai plus peur de la mort”, a-t-il déclaré.

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Et ce n’est pas tout ! Ces dernières années, Enrico a également été lié à la suite d’une arnaque qui l’a ruiné. Une histoire compliquée qui débute en 2007. Le chanteur reçoit alors de la succursale luxembourgeoise de la banque islandaise Landsbanki un prêt de 35 millions d’euros qui lui permet d’investir dans le fonds Madoff (du nom de l’escroc Bernard Madoff). Après la faillite de cette banque, les liquidateurs ont fait récupérer les créances, ce qui a contraint Enrico à hypothéquer sa villa à Saint-Tropez pour 35 millions d’euros. Finalement condamné en 2014 par la justice luxembourgeoise à rembourser 30 millions d’euros à la banque – la décision a été confirmée en appel en 2017 et pour laquelle son pourvoi en cassation a été rejeté en 2019 – il se retrouve aujourd’hui dans la paille.

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Mais ce revers de fortune ne semble pas l’affecter plus que cela. “Ce n’est rien, ça ne rapporte pas d’argent à la maison ni à l’au-delà. Perdre des biens n’est rien comparé à la perte d’un être cher », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : “Même si je suis brisé, je suis heureux comme je suis…” A force de souffrir, Enrico, le magnifique, s’est forgé une carapace pour surmonter dignement tous ces problèmes. En ces temps sombres et compliqués, Enrico Macias, porté par l’indomptable résilience des “pieds-noirs”, nous offre des leçons de vie et d’optimisme extraordinaires dont nous pourrons nous inspirer…

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Valérie EDMOND

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